L’automne bat son plein, l’été semble n’être plus qu’un lointain souvenir et les actions s’apprêtent à entamer leur dernière ligne droite avant la fin de l’année. À première vue, le trimestre d’été a été morose, les marchés étant globalement restés stables. Il s’agissait toutefois d’un mirage, car la volatilité du marché persistait en coulisses. Après avoir reculé au deuxième trimestre, les actions du secteur de l’énergie ont mené le bal en raison du conflit en cours au Moyen-Orient. La confiance envers l’IA s’est effondrée, tandis que les appels en faveur d’une réglementation plus stricte se heurtaient à une résistance de la part de Washington. Le spectre d’une guerre commerciale a refait surface entre le Canada et les États-Unis. Enfin, les taux d’intérêt ont atteint des sommets inégalés depuis plusieurs années, alors que les craintes liées à l’inflation persistaient. Il y a beaucoup à analyser, compte tenu de l’apparente stabilité des marchés.

Commençons par l’IA. Il s’agit du thème de placement prédominant depuis deux ans et il est sujet à l’hyperbole. Auparavant, c’était surtout positif : des occasions inévitables et illimitées. L’éradication des maladies et une productivité décuplée. Plus récemment, le discours s’est assombri, des experts mettant en garde contre les scénarios les plus catastrophiques pouvant résulter de l’action d’agents malveillants. Un débat sain aux deux extrémités du spectre, en particulier sur les risques, est une bonne chose. Toutefois, les valorisations des actions continuent de refléter des perspectives très favorables pour les sociétés associées. Certaines actions liées à l’IA ont reculé au cours du trimestre en raison de ces craintes, mais les attentes demeurent élevées.

Au Canada, les actions ont également connu des fluctuations, mais la composition du marché était différente. Après un début d’année catastrophique, les actions des sociétés technologiques canadiennes ont rebondi, tandis que celles des télécommunications et des biens de consommation de base ont tiré de l’arrière. Malgré les craintes d’une reprise de la guerre commerciale avec les États-Unis, le secteur de la finance a été généralement stable, conservant les gains importants enregistrés au cours de la dernière année. Les actions internationales ont suivi une tendance similaire à celle du Canada, les secteurs défensifs, comme les biens de consommation de base et les soins de santé, ayant tiré de l’arrière par rapport à l’indice général.

Sur les marchés des titres à revenu fixe, l’inflation demeure obstinée, ce qui fait grimper les taux d’intérêt. C’est une mauvaise nouvelle pour les obligations à long terme en particulier, que nous avons évitées précisément pour cette raison. Les gouvernements des pays développés dépensent maintenant plus en intérêts qu’ils n’investissent dans la défense ou l’énergie. Mais le problème ne se limite pas aux obligations et aux gouvernements. Les consommateurs seront confrontés à des coûts d’emprunt plus élevés, en plus de la hausse des prix de l’épicerie et de l’essence, en raison en partie des droits de douane et de la guerre au Moyen-Orient. Plus cette situation perdure, plus les économies courent le risque d’un ralentissement.

Des taux plus élevés peuvent avoir une autre incidence négative : les valorisations. Plus les taux augmentent, moins les investisseurs sont disposés à payer pour des bénéfices à long terme. Les sociétés spéculatives promettent des profits à un moment donné dans l’avenir, tandis que les celles plus défensives génèrent des profits réguliers dès aujourd’hui. Les taux élevés agissent comme la gravité financière : ils réduisent la valeur des dollars futurs, ce qui donne une valeur beaucoup plus élevée aux flux de trésorerie fiables d’aujourd’hui. Il existe de nombreuses occasions de croissance, mais vous devez vous assurer de payer un prix équitable dans le contexte actuel.

Notre approche à l’égard de votre capital demeure inchangée. Premièrement, ancrez votre portefeuille dans des entreprises qui, selon nous, génèrent des flux de trésorerie prévisibles et protégés contre l’inflation. Deuxièmement, évitez la tentation de payer trop cher pour les actions dont le potentiel repose sur des scénarios excessivement optimistes. Enfin, faites preuve de patience et sachez en tirer parti. Lorsque les marchés connaîtront des périodes de turbulences et que les valorisations se replieront, nous serons prêts à saisir les occasions d’acquérir à escompte des entreprises de grande qualité.

Nous vous souhaitons une excellente fin d’année et demeurons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

 

Le présent commentaire est fourni à titre informatif seulement et est fondé sur l’information disponible au 30 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil en placement, une offre ou une recommandation. Les conditions du marché peuvent changer, et Doherty & Associates Ltd. n’assume aucune responsabilité pour les décisions prises sur la foi de ces renseignements; les investisseurs devraient consulter leur gestionnaire de portefeuille avant d’investir. Les références à des titres en particulier sont fournies à titre indicatif seulement et le rendement n’est pas garanti. Le présent document peut contenir des renseignements prospectifs assujettis aux risques et aux incertitudes. Renseignements au 30 septembre 2026.