Quelle année! Elle ne s’est certainement pas déroulée comme beaucoup le pensaient après un début difficile. Les droits de douane et l’intelligence artificielle (IA) ont été les thèmes les plus récurrents. Ils semblaient tous deux voués à faire dérailler la reprise des marchés qui durait depuis deux ans après les creux de 2022. Les craintes liées à la technologie sont apparues avec l’arrivée d’un nouveau concurrent chinois. Le spectacle du « Jour de la libération » donné par Donald Trump a ébranlé les marchés. Les craintes d’une récession mondiale imminente étaient généralisées. Puis, le vent a tourné.

En ce qui concerne les droits de douane, Donald Trump a rapidement compris que le sondage qui compte vraiment pour lui, c’est celui du marché boursier. À cet égard, ses chiffres sont devenus brusquement négatifs, l’indice S&P 500 ayant plongé de plus de 12 % dans les jours qui ont suivi l’annonce de ses droits de douane. Il est rapidement revenu sur ses menaces initiales et le marché s’est redressé. Des droits de douane résiduels ont été maintenus, mais les pires craintes ont été évitées.

Quant à l’IA, le rendement de ce segment semble impossible à freiner à l’heure actuelle. Quelqu’un se souvient-il de DeepSeek? On vous pardonne si ce n’est pas le cas. À titre de rappel, DeepSeek est une entreprise chinoise qui a annoncé au monde entier au début de l’année avoir une solution révolutionnaire pour l’IA. Beaucoup plus efficace que toutes celles développées par le monde occidental. À tel point qu’elle rendrait rapidement inutiles les centaines de milliards de dollars d’investissements en capital. Si cette annonce a fait chuter les titres technologiques américains de plus de 15 % au premier trimestre, on en parle pratiquement plus aujourd’hui.

L’annonce de DeepSeek s’est révélée prématurée. Elle met toutefois en évidence le risque inhérent à la technologie, une leçon que certains investisseurs semblent avoir oubliée. Le seul risque que les sociétés technologiques perçoivent est celui de ne pas dépenser suffisamment. Les valorisations (et les attentes) sont revenues à des niveaux discutables et les sociétés non rentables commencent à préparer les premiers PAPE dans l’espoir d’encaisser des profits. Les signaux d’alarme sont partout.

Qu’en est-il du reste du marché? Si Donald Trump est revenu sur ses menaces d’imposer des droits de douane généralisés, certains sont demeurés en place. Du point de vue canadien, les droits de douane sur l’acier et l’aluminium étaient élevés. Leurs répercussions économiques résiduelles ont soulevé des inquiétudes chez tous les partenaires commerciaux des États-Unis. Bien que la situation demeure préoccupante, la plupart des pays ont mis en place des mesures de dépenses budgétaires pour contrer ce nouveau régime commercial. Le résultat aurait surpris tous les prévisionnistes. Certains des marchés les plus performants se trouvaient en Europe et, oui, au Canada, tandis que les États-Unis ont tiré de l’arrière.

Fait intéressant : l’une des actions les plus performantes au Canada a été celle de la Banque TD qui, au mieux, était considérée comme étant au purgatoire après ses problèmes de conformité en 2024. Et ce, malgré les difficultés économiques liées aux droits de douane et les craintes de surchauffe du marché immobilier. En fin de compte, la valorisation a joué un rôle important et, malgré les difficultés à court terme, la solidité de la franchise et la réaction rapide de la direction ont offert une occasion aux investisseurs.

Il y a des leçons importantes à tirer de tout cela. Même avec l’avantage de la clairvoyance, il est impossible de prédire les résultats à court terme du marché boursier. La peur et l’avidité dictent une grande partie de ce qui se produit. Il est intéressant de noter que lorsque la peur a commencé à s’installer, ce sont les actions aux valorisations les plus élevées qui ont le plus souffert. Tout aussi rapidement, l’avidité a pris le dessus, créant des attentes qui pourraient être déçues.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si nous sommes dans une bulle boursière. Sommes-nous en 1998? Sommes-nous en 1999 ou en 2000? Nous répondons que cela ne devrait pas avoir d’importance. Personne ne le sait. Nous laisserons les spéculateurs et les « investisseurs » à court terme se livrer à ces conjectures. Ce qui nous importe, c’est la qualité des sociétés que nous détenons et leur valorisation. C’est la meilleure façon de gérer le risque. Par conséquent, nous avons réduit notre exposition aux actions dont la valorisation a légèrement dépassé celle que nous estimons raisonnable. Nous avons également fait preuve de plus de patience avant de réinvestir les dividendes, car nous préférons conserver des liquidités en prévision d’un recul des marchés.

L’année 2026 sera intéressante, riche en occasions et en défis. Qu’adviendra-t-il de la direction de la banque centrale américaine et des taux d’intérêt? Les économies stagneront-elles sous la pression des droits de douane et de l’inflation? Les dépenses liées à l’IA peuvent-elles continuer à un rythme historique malgré l’absence de bénéfices? Et, bien entendu, les risques inconnus qui surgiront, comme nous l’avons vu avec DeepSeek. Si cette année nous a appris quelque chose, c’est qu’il est toujours difficile de faire des prévisions à court terme, mais soyez assurés que nous surveillons attentivement et examinons de près nos sociétés.

Les actions peuvent baisser à court terme, mais lorsque vous détenez un portefeuille de sociétés de qualité, cela ne devrait pas vous inquiétez à long terme. Les dividendes continueront d’être versés et une occasion d’étoffer vos placements dans d’excellentes sociétés se présentera. De la part de l’équipe de Doherty, nous vous remercions de la confiance que vous nous témoignez. Nous espérons que vous avez passé une excellente période des Fêtes et nous vous présentons nos meilleurs vœux pour la nouvelle année.


Renseignements au 31 décembre 2025.

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